TEXTE ET PHOTOS RÉANE AHMAD
La jeune Association suisse des producteurs d’olives (ASPO) regroupe une septantaine de membres. Culture, transformation, perspectives économiques ou recherche agronomique, elle vise à structurer cette nouvelle filière à 360 degrés.
Surplombant la vallée du Rhône, depuis sa Cave du Paradou à Nax, Jean-Laurent Spring compte parmi les précurseurs de la filière oléicole en Suisse avec de premières plantations il y a trente ans. « Ma motivation principale provient de mon amour pour la botanique. L’olivier s’adapte bien et peut produire chez nous », se passionne l’ancien responsable du groupe de recherche viticulture à Agroscope qui teste dix-huit variétés au total. Pendant quelques années, ces arbres ont cohabité avec la vigne. « Mais la vitiforesterie n’est pas pratique pour l’entretien et la concurrence occasionnée à la vigne », retrace-t-il. Dans la culture de l’olivier, il s’agit surtout de tailler, de traiter si nécessaire et d’arroser, surtout les premières années.
« L’olivier est très sympa à cultiver car il se rapproche de la vigne au niveau des exigences du terroir, de la diversité des produits et des modes de valorisation. »
Jean-Laurent Spring
viticulteur, Cave du Paradou
Le remplacement des vignes difficiles à travailler, trop en pente ou à l’écart de la route, s’est progressivement imposé. Après de premiers essais mis en place en 1995, une trentaine d’oliviers de diverses variétés ont été plantés durant la saison 2012‑2013. « Nous en tirons une cinquantaine de litres d’huile produits annuellement pour notre propre consommation. » Plus récemment, ce sont encore quelque 80 jeunes arbres qui été mis en terre en plusieurs endroits...

