
AGROVINA 2026 : UN VENT DE FRAÎCHEUR SUR LA VITICULTURE

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Edito
Magaly Mavilia
Rédactrice en chef
Au cœur du changement, un nouvel équilibre à trouver
Il y a des virages qui se négocient en douceur. Et puis il y a ceux que la viticulture et l’arboriculture sont en train de prendre : serrés, exigeants, parfois vertigineux.
La réglementation se durcit, notamment sur l’usage des produits phytosanitaires, et les contraintes s’empilent. Le climat, lui, n’attend personne. Gel tardif, étés brûlants, pression accrue des maladies : le décor est planté. À cela s’ajoute une consommation en baisse, des habitudes qui changent, des marchés plus volatils. L’arrachage, impensable hier encore, devient un outil de régulation. Oui, le paysage bouge. Beaucoup.
Et pourtant, ce numéro le montre : la profession n’est pas immobile. Elle avance. Elle est portée. Portée d’abord par une jeunesse qui n’a pas froid aux yeux. On l’a senti dans les allées de la dernière édition d’Agrovina : une génération qui questionne, expérimente, qui ose la diversification, s’ouvre à de nouveaux débouchés avec une énergie communicative. Elle ne nie pas les difficultés, elle les prend à bras-le-corps. Elle veut produire autrement, vendre autrement, raconter autrement.
Portée aussi par la recherche, qui travaille d’arrache-pied pour transformer les impasses en pistes concrètes. Sélection de cépages et de variétés plus robustes face aux maladies, réduction drastique des intrants, nouveaux outils d’aide à la décision : dans un contexte réglementaire sévère, les équipes scientifiques redoublent d’efforts pour accompagner les producteurs. Et ces avancées ne restent pas sur le papier. Elles sont testées, éprouvées, ajustées par des femmes et des hommes qui osent se lancer, qui observent et contribuent activement à façonner la vigne et les vergers de demain.
Car il faut s’adapter, encore et encore. Aux aléas climatiques, aux attentes sociétales, aux jeunes consommateurs qui recherchent davantage de sens, de transparence, parfois moins d’alcool mais plus d’histoire. Les formations évoluent, les stratégies aussi. Ce mouvement peut donner le tournis. Il oblige à revoir ses repères, à consolider son cap.
Dans ce contexte, renforcer son identité devient essentiel. Affirmer son terroir, cultiver sa singularité, s’inspirer des démarches qui fonctionnent sans renier ce que l’on est. Les exemples présentés dans ces pages ne sont pas des recettes miracles. Ce sont des pistes, des éclairages, des preuves que l’innovation peut rimer avec tradition, que l’audace peut cohabiter avec l’enracinement.
Oui, la période est exigeante. Mais elle est aussi féconde. Parce qu’elle force à repenser, à innover, à coopérer. Parce qu’elle révèle une profession capable de se remettre en question sans se renier.
La vigne et les vergers ont toujours traversé les époques. Aujourd’hui encore, ils changent. Et ceux qui les cultivent montrent qu’ils ne subissent pas le mouvement : ils en prennent les rênes.





