LIONEL CHRISTEN, AGROSCOPE
JEREMIAH HUGGEL, UNIVERSITÉ DE ZURICH
SALOME SCHNEIDER, WEINBAUZENTRUM AG
MEREDITH C. SCHUMAN, UNIVERSITÉ DE ZURICH
KATHLEEN MACKIE-HAAS, AGROSCOPE
Dans le contexte du changement climatique, la viticulture suisse est confrontée à de nouveaux défis, notamment celui de maladies telles que le bois noir (BN) ou la flavescence dorée (FD), dont les vecteurs se propagent sous des conditions climatiques plus chaudes dans de nouvelles régions. La surveillance de ces maladies s’avère complexe et coûteuse ; il s’agit donc de trouver des alternatives efficaces.
SURVEILLANCE DU BN ET DE LA FD
Actuellement, le suivi du bois noir (BN) et de la flavescence dorée (FD) repose sur des contrôles visuels effectués cep par cep, une approche longue et coûteuse. Le principal défi est qu’il est impossible de distinguer ces deux maladies à l’œil nu ; seules des analyses de biologie moléculaire permettent de les différencier. Dans les régions où la FD est déjà présente, comme au Tessin et dans certains cantons romands, cette surveillance s’avère particulièrement importante. En effet, les ceps infectés par la FD doivent impérativement être arrachés dans l’année. Pour les viticultrices et les viticulteurs, ainsi que pour les autorités cantonales, il est dès lors essentiel de disposer d’une évaluation de la propagation à la fois fiable et raisonnable en termes de coûts, car ces deux maladies peuvent entraîner des dommages considérables.
Les méthodes d’imagerie, telles que les capteurs multispectraux, offrent une haute résolution et permettent de distinguer les nuances de couleur les plus infimes. Les drones représentent par ailleurs une alternative prometteuse : ils permettent de détecter rapidement les symptômes de maladie sur de vastes surfaces. Cet article présente les premiers résultats de l’utilisation de drones dans la...

