Catherine Cruchon-Griggs avec la première bouteille de vin BottleBack qui devrait être mise en circulation en février.
TEXTE RÉANE AHMAD
Deux projets en faveur de l’économie circulaire des emballages de boissons brisent la glace en ce début d’année : la première bouteille de vin réutilisable uniformisée BottleBack et la mini‑filière de réemploi des bouteilles Opaline.
Même si peu de personnes en sont vraiment conscientes, la bouteille de vin représente 30 à 40 % de l’impact carbone d’une entreprise viticole. « C’est une grosse part ! » confirme Catherine Cruchon-Griggs, du Domaine Cruchon à Echichens. Convaincue de la nécessité de changer les mentalités, la vigneronne s’engage au sein de BottleBack en tant que co‑fondatrice et présidente. Après plus de deux ans de travail, l’association nationale devrait mettre en circulation dès février la première bouteille de vin réutilisable et uniformisée, de type bourguignonne. En raison du coût d’un moule, qui se monte à 60 000 francs, elle projette de faire produire son modèle bordelais dans une seconde phase. « Nous visons l’utilisation de 600 000 bouteilles la première année et d’un million la deuxième pour atteindre la rentabilité. Nous cherchons encore des vignerons et vigneronnes pionniers pour nous rejoindre ! » encourage la jeune femme.
Certaines craintes de ses collègues, la Vaudoise les entend bien : dire adieu à ses bouteilles de cœur, passer à la colle hydrosoluble pour les étiquettes, allonger le temps de stockage, appréhender la...

